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Nayanka Bell:''On veut me tuer''

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Dimanche, 12 Avril 2009 13:45
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Nayanka Bell:''On veut me tuer''
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Star Magazine

 Nayanka Bell

Nayanka Bell a séduit toute la Côte d'Ivoire et même l'Afrique à travers sa belle voix et son tube éternel ''Iwassado''.

En 1994, elle a été consacrée meilleure chanteuse d'Afrique par RFI avec son album ''VISA''. Mais, ces derniers temps,  la chanteuse qu'on ne voit plus sur la scène musicale, est embarquée dans un problème juridico-financier qui risque de la conduire en prison. Elle est poursuivie  dans deux affaires dont  l'une porte sur une plainte civile et une autre sur une plainte pénale. Nayanka, que nous avons rencontrée le samedi 21 mars 2009 à La Riviera,  est toute déroutée.

Elle nous raconte sa mésaventure.. ''Dans cette affaire, on veut m'humilier, bafouer mon honneur et ma dignité. Mais je ne l'accepterai pas. C'est une histoire montée de toutes pièces pour m'exproprier de mes terres, que j'ai achetée en 1993 dans le village d'Ano, une  Sous-préfecture d'Agboville. 

Celui qui m'a vendu le terrain s'appelle Abéouchi Koffi. Il m'a dit qu'il représentait la famille  Abéouchi.  Un terrain de 118 hectares que j'ai acheté et dont les morcellements portent les  noms de mon mari, de moi-même et de ma sœur.  Tant que j'étais en Europe et que le terrain n'était pas exploité, cela ne posait pas de problème.

En 2002, je décide de renter en Côte d'Ivoire et je trouve des squatters sur le terrain. Certains y ont fait des plantations de plus de 30 hectares.

Je leur ai dit de  déguerpir. Ce sont  des membres de la famille Abéouchi qui contestent l'acte de vente dûment signé par Abéouchi Koffi.  Et pourtant, lorsque je payais par tranches, certains membres de cette famille venaient prendre de l'argent. J'ai  les reçus,  qui prouvent ma bonne foi. Nous sommes donc allés en justice en 2002. J'ai gagné le procès. Le procureur d'Agboville m'avait même rassurée qu'il avait donné des instructions aux squatters de quitter mes terres. Mais, ils ne sont jamais partis. Aucun d'eux n'a de papier qui prouve que le terrain lui appartient.. Moi, j'en ai. 

  En 2007, je décide d'exploiter mes terres. La famille Abéouchi ne veut pas. Je reçois des menaces de mort, je suis victime de chantages et de tentatives d'assassinat. J'ai été attaquée à la machette et même un Burkinabé a tenté de me tuer avec un fusil. Les gens se sont réunis  pour décider s'ils doivent me tuer ou non. C'est ainsi qu'un jour, en quittant la plantation, ma voiture manque de faire un tonneau. J'étais avec ma fille.

Après vérification, on se rend compte que les vis d'un des pneus de la  voiture ont été enlevées. C'était une tentative d'assassinat.  J'ai porté plainte mais je n'ai jamais  reçu de suite. Quelque temps après, des jeunes issus du village de Bokabo situé à quelques encablures d'Ano, vont porter plainte contre moi. Ils sont allés dire au procureur d'Agboville  que j'ai conduit une équipe de malfaiteurs à Bokabo armés de machettes, de haches et de fusils pour détruire leurs plantations.

Ce qui n'est pas vrai. Ils portent plainte au tribunal et réclament plusieurs millions de Fcfa de dommages et intérêts. Le tribunal  me condamne par défaut pour 5 ans. Le jugement a eu lieu pendant que j'étais en Chine. A mon retour, j'ai fait opposition et le tribunal d'Abidjan casse le jugement. Ceux qui ont porté plainte contre moi sont Ayéké Kouamé, Nanga Emile, Kaboré Ambroise, NDja Koffi, Gbadi Ariko Jean le chef de terre de Bokabo, Yao Yapi .

Le pire, c'est qu'il n'y a eu aucune enquête au niveau de la Gendarmerie pour faire triompher la vérité.  Je suis innocente et la vérité, c'est qu'on veut me déposséder de mes terres. Car, ceux qui ont porté plainte contre moi, sont des connaissances et parents de la famille Abéouchi.  J'ai été jugée le 18 mars 2009 et le procureur, dans son réquisitoire, a requis 6 mois d'emprisonnement et 1,5millions de Fcfa d'amende contre moi. Pour la première fois en Côte d'Ivoire, un procureur, dans une audience a été procureur et accusateur  à la fois. Il a témoigné contre moi.  Il m'a dit que si on m'avait condamnée depuis longtemps, on n’en serait pas là. Le verdict de mon jugement est fixé  au mercredi 22 avril 2009. Je ne sais pas ce qui va se passer.

 J'ai fait un métier d'artiste où jamais mon image n'a été ternie. Mais je suis la victime de certaines personnes qui veulent détruire ce que j'ai construit jusque -là. Je ne sais pas si on va m'arrêter. Voici la triste réalité. Le pire, pour  le terrain dont on me dispute la propriété,  je continue de  payer les impôts.  ''

JFKIn Star Magazine N°0332 du Mercredi 25 au Mardi 31 Mars 2009